TotemDeBois VS LadyVixy : La fugue

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    • alt+u Alors c'était donc vrai. Oménon !

      ... Très bien. Voici les restrictions :
      - Les mots "cheval", "enfoui" et "mystérieusement" devront être inclus.
      - Le texte devra être écrit dans un registre fantastique.

      Est-ce qu'un délai d'un mois te conviendrait, cher adversaire ?
    • Bonjour !
      Nous recherchons actuellement un nouvel adversaire face à notre très chère @LadyVixy !
      Le thème reste le même : La fugue, avec les restrictions suivantes :

      - Les mots "cheval", "enfoui" et "mystérieusement" devront être inclus.
      - Le texte devra être écrit dans un registre fantastique.

      Bien entendu, vous aurez un délai pour écrire votre texte !

      Qui est tenté ? :D
    • Bonjour à tous !

      Aujourd'hui je vous présente deux créations sur le thème de "La fugue". Avant que vous commenciez à voter, je vous rappelle aussi les restrictions qu'ils se sont imposés :
      - Les mots "cheval", "enfoui" et "mystérieusement" devront être inclus.
      - Le texte devra être écrit dans un registre fantastique.


      Voici sans plus tarder les deux textes !




      Maelström


      Dans la vallée de la Durdant, un brouillard mystérieux et pénétrant s’immisce dans un petit village isolé, enfoui au fond d’une cavité naturelle. Agathe, adolescente de 13 ans aujourd’hui, contemple le phénomène du haut de la colline tandis que ses pas l’emportent vers la lumière dont les rayons du soleil traversent de part et d’autre l’horizon très tôt ce matin.

      Les grandes bâtisses en brique disparaissent les unes après les autres comme avalées par cette fumée extraordinaire, laissant s’entrevoir le contour des cheminées pointant leurs cols comme pour respirer. Agathe n’en croit pas ses yeux, en l’espace de quelques secondes cette paisible vallée fut engloutie.

      Incapable de tenir debout face à ce terrible spectacle, les mains sur la terre, à genoux, elle prend alors une profonde respiration puis ferme lentement ses paupières. Seul le son du battement de son cœur, rapide et puissant se fait de plus en plus entendre, bombardant son cœur et son esprit.

      C’était son village, le fief d’un puissant clan écossais, reconnu pour sa noblesse et ses richesses, les Lindseys. C’était un monde à part, avec ses propres règles et son code d’honneur. Agathe ne possédait pas de véritable lien de sang avec cette famille de haut rang. Adoptée dès l’âge de 6 ans par le baron et la baronne de Lindsey, après le décès malheureux de leur jeune fils, elle vivait à leur côté. Bien qu’elle ne côtoyait aucun autre enfant de son âge et qu’elle sortait très peu du village, elle leur était néanmoins très reconnaissante, elle, petite fille abandonnée ayant comme seul souvenir, l’orphelinat de Peek Twin. Elle trouvait même du plaisir à étudier avec ses professeurs, à apprendre à jouer du piano ou encore à lire d’incroyables histoires grâce à la multitude d’ouvrages que formaient la grande bibliothèque du manoir. Toutefois chaque nuit, elle était frappée de violents cauchemars qui la réveillaient en sursaut et la tétanisaient de peur. Sans comprendre la raison, ses nouveaux parents et le médecin du village lui administraient quotidiennement des traitements au nom des plus étranges avant de la coucher. Mais ces derniers ne semblaient pas générer l’effet escompté. Et malgré ses supplications pour y mettre fin, ses parents adoptifs poursuivaient le traitement avec obstination, se conformant à la prescription médicale.

      Mais cette nuit fut différente. Le hennissement d’un cheval se fit entendre au loin dans la vallée. Sa mère se laissa distraire l’espace de quelques secondes, ce qui profita à Agathe. Pendant qu’elle jeta un œil par la fenêtre, Agathe parvint à vider le contenu de son verre dans l’un des deux vases posés sur sa commode, puis avec habilité elle feignit de boire ce liquide rougeâtre avec dégoût.

      Ce fut sa première trahison envers sa famille qu’elle respectait et à qui elle obéissait. Elle se glissa sous son épaisse couverture à fleurs, tandis qu’un mélange de joie et de satisfaction l’envahissait. Cependant, ce bien-être fut de courte durée. Désormais se sentant libre sans aucun traitement, elle craignait à présent cette nuit où elle ne parvenait plus à trouver le sommeil. Se sentant coupable, elle fut rapidement prise de douleurs dans le bas du ventre, puis de nausées. Honteuse et anxieuse, elle n’eut pas le courage de se confier à sa mère et lui avouer sa supercherie. Présentée comme un enfant parfait, elle fut rongée par la culpabilité et le remord, la poussant à commettre l’impensable, s’enfuir.

      Armée d’une lampe torche, elle saisit un sac qu’elle remplit de quelques affaires. Elle s’habilla de vêtements chauds, puis sortit le plus discrètement possible sans un bruit. Longeant la grande route principale, elle s’aventura en dehors du village encore endormi. Seule cette vieille route pouvait être empruntée pour quitter la vallée. Ses pas la transportèrent au fur et à mesure vers les hauteurs. Perdue, déboussolée, sans connaître l’endroit où ses pas la menèrent, elle fut comme accompagnée d’un irrésistible désir de disparaître à jamais, marchant sans ressentir son corps qui ne lui obéissait plus. Le temps lui-même était devenu étranger et ses émotions la contrôlaient comme une marionnette. Ainsi toute la nuit elle grimpa cette côte interminable jusqu’à atteindre ce point culminant qui surplombait la vallée.

      A présent, son village a disparu. Doucement elle rouvre ses yeux, des larmes s’échappent. Elle continue sa longue marche, puis épuisée, elle s’abrite sous un arbre et perdant la notion du temps elle s’endort. Aucun cauchemar ne vient perturber ce profond sommeil. A son réveil, son village n’est plus mais la vallée est là, présente avec des odeurs nouvelles, des sons différents.

      Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Prisonnière d’un monde où pour préserver leur immortalité elle fut sous l’emprise de monstres, d’une bête se nourrissant de ses rêves, de ses cauchemars. Ce monde auquel elle appartenait n’était qu’illusion, qu’un mensonge. L’existence du village ne tenait qu’à elle, enfant innocent et insouciant. Désormais libre de sa destinée, elle s’ouvre à un monde nouveau, plein d’espoir et de rêve. C’est un nouveau départ.




      La pierre de Zélide

      Seia avait toujours été une enfant sage. Son calme et sa discrétion la caractérisaient. Rien ne semblait poser problème dans sa vie, tout se déroulait à merveille pour elle, d'un point de vue extérieur. Elle s'entendait avec les autres enfants, ses résultats scolaires restaient toujours excellents.
      Le milieu scolaire dans lequel elle avait été plongée était peuplé de jeunes enfants modèles et distingués, qui ne présentaient aucun problème pour communiquer et se lier entre eux.
      Peut-être pouvait-on lui reprocher une chose, oui. Sa sensibilité. Cette sensibilité qui la rendait très timide. Si timide, que regarder une personne droit dans les yeux relevait d'un défi presque insurmontable.

      Son apparence ingénue lui avait maintes fois sauvé la mise. Seia avait d'épais sourcils dessinés qui partaient vers les tempes, une chevelure marron glacé, une peau presque transparente, et des yeux en amande de couleur gris perle. Elle n'était pas très grande et son ossature était fine. Son sourire avait le pouvoir d'envoûter les âmes les plus endurcies. Au lieu de paraître recluse et hostile, elle donnait seulement l'image d'une jeune demoiselle qui n'avait pas encore déployé ses ailes. Elle était timide et introvertie, mais les grandes personnes disaient qu'elle grandirait et s'épanouirait, que son comportement s'expliquait à cause de la jeunesse et du manque d'expérience.


      Quelques années plus tard, au cours de son adolescence, Seia se sentit jour après jour un peu plus submergée par les sensations qui l'envahissaient au quotidien et les diverses vibrations qu'elle percevait chez les êtres humains.
      Chaque jour, ce sentiment revenait; elle pensait être différente des personnes autour d'elle. Et lorsqu'elle rencontrait une personne dont elle pouvait vraiment se rapprocher, cela ne durait pas car l'année s'achevait, elle changeait de classe, elle perdait ce contact qui lui était si précieux avec ces rares personnes.

      Elle devait se résoudre à rester une personne de l'ombre, sa difficulté à créer le contact lui barrait la route.


      Une nuit, elle rêva d'un immense château sous une violente tempête mélangée aux éclairs jaillissant de toutes parts.
      Elle se vit approcher lentement l'imposante grille d'entrée, qui devait bien faire plus de trois mètres de haut. Les pieds pataugeant dans une boue grise et dense, elle posa à peine les doigts sur le portail, qui s'entrouvrit aussitôt. Elle aperçut à ce moment une lueur argentée, au loin, comme un fantôme. Ne connaissant pas la peur dans un endroit pourtant aussi sordide que celui-ci, Seia décida d'avancer, sans réfléchir. Mais elle n'eût pas le temps de faire deux pas que la lueur s'évanouit dans une étincelle et le décor sinistre et néanmoins majestueux disparut instantanément.

      Le réveil fût un brutal retour à la réalité. Pourtant, elle était à présent persuadée qu'une facette de ce Monde dans lequel elle vivait lui avait échappé.

      Ce jour-là, elle se rendit à l'école, comme un jour parfaitement ordinaire.
      Devant l'entrée du lycée mondain, des groupes de jeunes filles qui s'observent de loin en chiens de faïence, un groupe de personnes populaires de ce côté, un groupe de personnes plongées dans les bouquins de l'autre.
      Certaines filles possédaient un sac à main qui valait certainement plus que toute la garde-robe de Seia. Même si elle s'en doutait, elle ne prêtait pas attention à ce genre de choses et ne ressentait pas d'envie de leur ressembler par l'argent dans le but de mieux se faire accepter. Elle n'arrivait tout simplement pas à accrocher à cette mentalité.
      Parfois, elle se demandait, qu'est-ce qui pourrait bien être enfoui dans le cœur de ces jeunes personnes ?

      C'est à partir de cet instant que la vie de Seia bascula. D'un seul coup, sans prévenir. Cette question avait résonné en elle, et une force inconnue se présenta à elle.
      Durant les premières heures de cours ce matin, des cours longs et interminables de philosophie (mais dont il n'était pas question de perdre une miette ainsi que tout souligner et classer proprement), la jeune femme releva un instant la tête. À l'autre bout de la classe, un jeune homme de sa classe qui était d'ordinaire dans son coin et silencieux la fixait intensément. Au même moment, une petite étincelle, comme une étrange brillance, se déposa à droite des yeux du garçon. Elle remarqua ses yeux émeraude, ses joues roses, et fût envahie d'une sensation extrêmement deroutante, qui serra son estomac, lui fit sentir la chaleur dans ses joues, et qui lui donna une envie irrésistible de lui sourire. Il lui sourit en retour.

      Jusqu'ici, tout s'expliquait, ce garçon l'attirait sans nul doute. Mais d'où venait cette confiance en elle qui l'avait poussée à sourire et ne pas détourner le regard ?
      Et surtout... Une étincelle, vraiment ? Ça, elle ne pouvait pas l'avoir inventé.

      C'est à l'heure du déjeuner, que le phénomène fût frappant.
      Après cette interminable file d'attente pour enfin s'asseoir et profiter du repas, Seia s'assit à côté d'une personne dont l'accès n'était pas verrouillé. Pour reformuler, une personne assez ouverte d'esprit pour parler avec elle.
      Juste à côté, le fameux groupe des personnes populaires venait juste de prendre place... La première place dans ce groupe revenait toujours à la personne qui serait la plus éloquente, emphatique, et dont les vannes auraient été les mieux placées.
      Tout était normal jusqu'ici. Jusqu'à ce que Seia aperçoive des couleurs qui ne devaient pas se trouver ici. Comme si une chaleur s'échappait des corps des personnes à côté d'elle. Les couleurs étaient brouillées, rougeâtres, tendant vers le gris. Elles manquaient de précision.
      Un peu sonnée, elle redirigea son regard sur la personne en face d'elle, et à nouveau, une couleur. La texture de cette couleur émanant de cette personne (qui etait plutôt une personne solitaire et honnête) était bien plus nette et plus précise. Couleur turquoise et argentée.

      Comment est-ce que ces événements avaient pu se déclencher si vite ? Et quel était ce pouvoir qui s'était mystérieusement infiltré au cœur de l'esprit de Seia ?

      Ce soir-là, elle était déterminée à connaître la vérité et comprendre ce que tout cela signifiait.
      Elle attira un cheval en dehors de l'écurie familiale et parcourut les landes environnantes en quête d'une réponse.

      Elle avait gardé avec elle la carte d'une voyante, chez qui elle se rendit, sans jamais vraiment croire aux sciences de l'occulte.
      Neyiva, la vieille voyante de 97 ans, possédait une chaumière en plein cœur de la nature. Elle avait toujours déclaré qu'elle aimait vivre en autharcie. La vie ne pouvait pas être plus belle pour elle qu'à cet endroit précis.

      Seia exposa les faits à Neyiva. Cette dernière tâtonna les mains de la demoiselle, puis les posa sur une de ses nombreuses boules de cristal. La vieille dame secoua la tête et sortit une boule de cristal contenant ce qui semblait être une flamme indigo à l'intérieur.
      À ce stade, si la magie de l'occulte existait, on pouvait s'attendre à tout.

      Neyiva releva la tête, et retroussa ses manches ornées de dizaines de bracelets aux couleurs toutes plus vives les unes que les autres. Derrière sa mèche de longs cheveux gris et frisés, son regard perçant rencontra celui de Seia.
      "L'honorable talent t'a été attribué. Tu as les pouvoirs et les responsabilités d'une médium.", annonça-t-elle.
      - Mais, qu'est-ce que ça veut dire, Madame ?
      - Que tu fais partie des personnes qui doivent utiliser ce pouvoir à bon escient. Tu connaîtras maintenant facilement les intentions des uns, et elles ne seront pas toujours bienveillantes. Mais tu reconnaîtras aussi les âmes en paix, les personnes qui vivent leur vrai but. Une personne qui sait distinguer le bien et le mal peut guider les autres. Cette Terre a besoin de personnes en éveil, afin que son peuple et ses êtres vivants soient préservés."

      Neyiva brisa la boule de cristal qu'elle avait utilisé, au sol. La flamme indigo se durcit et se transforma en pierre. Une pierre semblable à la tanzanite. Cette pierre s'appelait la pierre de Zélide.
      Elle demeura l'incarnation du nouveau pouvoir de Seia.



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      Pour voter, il vous suffit de copier le code suivant dans votre réponse. Je vous rappelle que pour éditer vos votes, vous devez d'abord m'en informer ou informer les maîtres des lieux : Alena et Eurynos. A vos claviers !

      Source Code

      1. [color=#006666]Création n°1 :[/color]
      2. [color=#006666]Note :[/color] [color=#000099]X[/color] [color=#006666]/ 10[/color]
      3. [color=#006666]Commentaire :[/color]
      4. [color=#006666]Création n°2 :[/color]
      5. [color=#006666]Note :[/color] [color=#000099]X[/color] [color=#006666]/ 10[/color]
      6. [color=#006666]Commentaire :[/color]
    • Bravo pour ces textes de qualité !

      Création n°1 :
      Note : 9,25 / 10
      Commentaire : Le texte est très prenant, on arrive facilement à se laisser entraîner par l'histoire, et l'angoisse viscérale de la jeune adolescente est très bien retranscrite. Le thème de la fugue est parfaitement respecté et bien amené. Les restrictions sont respectées… ou presque ! Si « mystérieux » est bien sûr de la même famille, le mot demandé était « mystérieusement ». J'enlève 0,25 points pour cela ! J'ajoute de plus un certain nombre de remarques sur différents points dans le texte :
      • « la lumière dont les rayons du soleil traversent de part et d’autre l’horizon très tôt ce matin. » : cette phrase m'a paru un peu étrange… Dans un premier temps parce que le mot « dont » signifie une appartenance, et si on tourne la phrase comme « les rayons du soleil de la lumière », ça sonne tout de suite encore plus bizarre. Dans un second temps, l'ajout de l'indicateur temporel me semble de trop.
      • « cette paisible vallée fut engloutie » : dans l'ensemble du texte, les temps sont correctement utilisés – le présent pour les descriptions initiales et finales, et le passé pour raconter sa vie et les événements de la veille. Par conséquent, cette phrase aurait dû être au présent.
      • « ayant comme seul souvenir, l’orphelinat de Peek Twin » : la virgule est de trop.
      • « des traitements au nom des plus étranges » : il manque un pluriel.
      • « Pendant qu’elle jeta un œil par la fenêtre » : pour indiquer un événement sur la durée (et non un événement ponctuel), un imparfait serait plus adapté qu'un passé simple.
      Bravo pour ce travail !

      Création n°2 :
      Note : 8 / 10
      Commentaire : Ce texte est globalement bien écrit, mais il m'a moins captivé que le précédent et je vais essayer d'en expliquer les raisons. Mon premier problème est le respect du thème imposé : la fugue. Si la présentation du personnage aurait pu tout à fait s'y prêter, la « fugue » telle qu'elle est décrite n'en n'est pas vraiment une, et n'est en tout cas pas ressentie comme telle : Seia se contente d'aller poser des questions à une voyante, mais on ne ressent pas de fuite en tant que telle. D'autre part, j'ai noté certaines incohérences le long du texte.
      • « Quelques années plus tard » : plus tard que quoi ? Les deux paragraphes précédents décrivent le personnage, pas un événement particulier.
      • « Une nuit, elle rêva d'un immense château » : lors d'une première lecture, j'ai cru que ce paragraphe permettait d'introduire le fameux registre du fantastique. Cependant, dans une relecture, j'ai du mal à comprendre l'intérêt du rêve dans l'histoire.
      • « dans un endroit pourtant aussi sordide que celui-ci » : l'utilisation du mot « sordide » est un peu étonnante… À part la présence de boue, la description précédente ne laisse pas vraiment transparaître le côté sordide du lieu.
      • « des groupes de jeunes filles qui s'observent de loin […] » : toute la phrase m'a paru un peu bizarre, notamment l'utilisation du présent.
      • « Certaines filles possédaient un sac à main qui valait certainement plus que toute la garde-robe de Seia. » : en soi, cette phrase n'est pas tellement gênante, mais dans le contexte, ça m'a paru étrange. Dans un premier temps parce que le lycée est décrit comme « mondain », dans un second temps parce que plus loin dans le texte, Seia monte *un* cheval du domaine familial, ce qui laisse clairement penser qu'elle n'est pas d'une famille dans le besoin. Certes, on n'est pas obligé d'avoir une garde-robe fournie quand on a beaucoup d'argent, mais l'intention semblait être de créer un décalage social entre les filles, ce qui n'est pas vraiment le cas.
      • « Elle avait gardé avec elle la carte d'une voyante, chez qui elle se rendit, sans jamais vraiment croire aux sciences de l'occulte. » : outre le fait que le « chez qui elle se rendit » devrait être en fin de phrase (sinon, cela brise la temporalité de « sans jamais vraiment […] »), d'un point de vue narratif, j'ai du mal à accrocher. Pourquoi Seia décide-t-elle d'aller la voir alors qu'elle n'y croit pas ? Comment a-t-elle récupéré la carte de la voyante alors que cette dernière vit au milieu de nulle part ?
      J'ai l'impression que le texte aurait gagné à avoir un peu moins de descriptions de l'ordinaire et plus d'immersion dans les événements étranges qui se produisent autour de Seia.